Le périnée, c'st où, c'est quoi ?

Le périnée, c’est quoi? – Pour bien des femmes, le périnée est un mystère, un drôle d’endroit, et elles ne s’y intéressent que lorsqu’il fait mal ou montre des signes de faiblesse… Alors, c’est où ? c’est quoi ?

«Mon vagin est un coquillage, une tulipe et une destinée (…) mon vagin, mon vagin, moi».  (Eve ENSLER dans « les monologues du vagin »). Le Docteur Gérard LELEU dans « Ode au clitoris » nomme le périnée  «le palais des dames». Pour ces quelques belles déclarations d’amour, on entend trop souvent que le périnée, le sexe, est le «truc en bas», ou « un trou », ou «je ne sais pas»…

Le périnée est le socle de notre corps

On parle communément de plancher pelvien, plancher car il soutient les organes (vessie, utérus, colon, prostate pour l’homme) et la colonne vertébrale aussi, on l’oublie trop souvent. Energétiquement, il est relié au premier centre énergétique, centre de l’enracinement et de la confiance.

Le périnée se loge dans le bassin. Il est au carrefour, entre les jambes, qui représentent le mouvement (je fuis, je pars, j’avance, je m’enracine aussi), et le cœur (j’aime, je donne, je reçois). C’est le siège de l’instinct : je me protège, je procrée.

Le périnée se loge dans le bassin. Il est au carrefour, entre les jambes, qui représentent le mouvement (je fuis, je pars, j’avance, je m’enracine aussi), et le cœur (j’aime, je donne, je reçois)

Le périnée est un diaphragme

Il a une forme de coupole, avec en son centre trois sphincters : l’urètre, le vagin et l’anus. Il respire, notre périnée, comme le diaphragme respiratoire, et, pour les ostéopathes, les diaphragmes du crâne et des pieds. Il respire, et il vibre. Les yogis y apportent une attention particulière, avec la pratique du mulabandha, qui consiste à contracter fortement le périnée puis à le relâcher et à laisser l’énergie remonter dans toute la colonne vertébrale.

Il est aussi  un activateur d’énergie : la kundalini, ou l’énergie libidinale, qui se love dans le sacrum. A voir sur Wikipédia pour en savoir plus.

 

 

Le périnée est un lieu de passage

Il permet la sexualité, l’élimination (urine et selles), et l’accouchement. Cependant, ces dernières fonctions sont symboliquement entachées de croyance.

« Tu accoucheras dans la douleur», «Ah, c’est sale le pipi, le caca», «La sexualité : honte… »

Que de croyances qui viennent s’ancrer au plus profond du périnée… Zone taboue, beaucoup de femmes ne le connaissent pas.…c’est sombre, inconnu, confus. C’est oublié et caché, ou au contraire trop exposé.

Devant tant de croyances sur le côté sale et honteux,  ou au contraire un nouveau courant qui glorifie le périnée, l’utérus sacré, et les « lunes » (les règles);  entre celles qui veulent à tout prix un périnée fort et musclé, à coup de séances de pilates et  celles qui au contraire préfèrent l’oublier…Quoiqu’il en soit, il ne laisse pas insensible. On l’adore ou on le déteste, on le glorifie ou on le dénigre…

Et pourtant, quelle richesse de se pencher vers lui, vers cet espace de notre corps ! Se reconnecter à son périnée, c’est renouer avec son féminin, son histoire liée à la maternité, à la vie et à la mort aussi, ainsi qu’à l’histoire de nos mères et grands mères… Connaître son périnée, c’est mieux connaître sa place, trouver sa force et son axe. C’est s’affirmer, poser ses limites. Pour cela, la thérapie psycho-corporelle et les ateliers  “connaissance du périnée”.

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